Une nouvelle découverte diamantifère au Québec renferme des diamants rares de couleur mauve
Les résultats de trente et un (31) des cent quarante-deux (142) échantillons de surface provenant du PEM et de Ékomiak V sont connus et, parmi ceux-ci, vingt-six (26) échantillons de conglomérat contenaient des diamants tels que présentés dans le tableau ci-dessous. Quatre (4) de ces échantillons, trois (3) prélevés sur Ékomiak V et un sur le PEM, ont produit seize (16) micro-diamants mauves, le plus important provenant de la maille 212 microns, montrait des dimensions de 335 x 379 x 225 microns. De plus, les échantillons contenant les diamants mauves montraient tous d’importants contenus diamantifères (39 à 224 diamants par échantillon).
Sommaire des diamants par maille de tamis
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En 2006, Dianor avait identifié certains secteurs du Québec montrant des similitudes au plan géologique à son projet d’exploration diamantifère avancé, le Projet Diamantifère de Leadbetter, près de Wawa en Ontario. Le premier diamant de la région de la Baie James avait été découvert sur la propriété PEM en 2001 par Dianor dans des dykes de lamprophyre et des brèches intrusives représentant un contexte similaire à celui de Wawa. Huit (8) propriétés furent acquises par jalonnement sur carte en fin d’année 2006 et au début de 2007 et une dernière fut rajoutée en février 2008. Au total, sept cent soixante douze (772) claims furent jalonnés dans le cadre du partenariat. Au cours de l’été 2007, un programme d’échantillonnage de reconnaissance fut entrepris sur cinq (5) des huit (8) propriétés en partenariat Ékomiak, tous accessibles par route, ainsi que sur le PEM de Dianor (186 claims couvrant 8 958 hectares). Au total, deux cent vingt-six (226) échantillons de surface de conglomérat, d’un poids moyen de 30 kg chacun, furent prélevés de cent seize (116) sites couvrant les cinq (5) propriétés et le PEM de Dianor. Sur chacun des sites, deux échantillons étaient prélevés; un pour traitement en usinage par attrition permettant de récupérer les diamants ainsi que les minéraux indicateurs et le second par fusion caustique pour en récupérer uniquement le contenu diamantifère. L’usinage par attrition fut effectué au laboratoire de CF Minerals de Kelowna, Colombie-Britannique et la fusion caustique au laboratoire Saskatchewan Research Council (SRC) de Saskatoon, Saskatchewan. Les résultats complémentaires des cinq (5) propriétés ainsi que du PEM seront divulgués sur réception des laboratoires.
L’usinage par attrition des vingt-neuf (29) échantillons a permis le tri de onze mille deux cent trente-huit (11 238) grains qui furent soumis à l’analyse par microsonde. Les analyses ont permis d’identifier de nombreux minéraux indicateurs de kimberlite et minéraux indicateurs diamantifères (DIM) dont l’olivine, le pyrope (G9) et le grenat éclogitique (G1), la chromite, le clinopyroxène et la picroilménite. Les résultats montrent que 78% de l’olivine et 27% de la chromite se retrouve dans le champ de stabilité du diamant tandis que la composition de la picroilménite concorde avec le champ des ilménites kimberlitiques nord-américaine. Les analyses par microsonde et leur interprétation par CF Minerals suggèrent que certains minéraux indicateurs se seraient formés dans un environnement contenant de gros diamants. L’assemblage de minéraux indicateurs quant à lui témoigne une source diamantifère proximale.
Une cartographie géologique et une prospection confirment que le conglomérat diamantifère de Ékomiak se poursuit sur une longueur 15 kilomètres avec une largeur pouvant atteindre jusqu’à 1 kilomètre sur le PEM et Ekomiak V avec des aires d’affleurements couvrant 500 mètres par 400 mètres. La découverte initiale fut effectuée sur un affleurement directement au camp d’exploration de la compagnie, non loin des dykes de lamprophyre qui sont plus récents que le conglomérat. Ces conglomérats diamantifères pourraient possiblement être la source des nombreux minéraux indicateurs trouvés dans les tills ainsi que la source des diamants obtenus des lamprophyres diamantifères se retrouvant dans la région de la Baie James au Québec. En comparaison avec les Territoires du Nord-Ouest, l’exploration et l’évaluation des projets diamantifères selon ce nouveau modèle s’avère peu couteuse comme cinq (5) des huit (8) propriétés sont accessibles par route – en conformité avec l’approche « exploration Tim Horton » préconisée par Dianor depuis 2002.
La direction est enchantée de ces résultats préliminaires qui confirment que le conglomérat diamantifère de Leadbetter est un nouveau modèle d’exploration, peu coûteux pour le Canada et ailleurs au monde. Les kimberlites diamantifères du projet Renard de Stornoway Diamond Corporation (SWY: TSX de croissance) ayant atteint le stade de la préfaisabilité, cette nouvelle découverte par Dianor et ses partenaires ouvre de nouveaux horizons au Québec pour de nouvelles découvertes diamantifères.
En définitive, les données montrent de fortes similitudes avec celles provenant du conglomérat diamantifère de Leadbetter sur lequel un échantillon en vrac de 34 000 tonnes est prévu. Les documents finaux à transmettre au Ministère du développement du Nord et des mines (MNDM) en vue du programme d’échantillonnage en vrac sont pratiquement complétés et la dépôt de tous les documents devrait s’effectuer vers la fin du mois.